vendredi 25 octobre 2013

Orégon

14 oct. 2013

          Aujourd'hui, pour faire un peu différent, je fais la route avec les deux Canadiens. Malheureusement, je ne revois pas le gentil couple d'hier soir avant de partir.. On fait une pause café-emails en chemin, traverse un premier petit tunnel où on doit activer des lumières pour avertir les automobilistes de notre présence dans le tunnel, puis on traverse le pont de 4 miles de long qui mène à Astoria. 

         C'est aussi à cet endroit qu'on traverse la frontière entre l'État de Washington et l'Orégon, donc ça nous donne l'énergie nécessaire pour atteindre le sommet de ce pont! Il n'y a plus de doutes, je suis bel et bien en train de traverser les États-Unis du nord au sud à vélo! Premier arrêt sérieux en Orégon: Costco. Le paradis des cyclistes avec une tonne d'échantillons gratuits et comme finale un énorme hot-dog et liqueur pour 1.50$. Heureusement que le camping n'est plus très loin parce que nos estomacs doivent bien peser 15 livres de plus chacun! C'est le gros luxe ce soir avec un camping qui, en plus d'avoir wi-fi, douches chaudes et salle de lavage, a une piscine, un Spa et une aire de cuisine extérieure! 

        Notre groupe de cyclises s'aggrandit alors qu'un couple d'Anglais, Tom et Emma, se joignent à nous pour le souper. On parle de ratons-laveurs, mais surtout de chiens de traîneau et du grand Nord canadien.
Rassurant ou inquiétant?

De retour près de l'océan!

Le pont séparant l'état de Washington et de l'Orégon

jeudi 24 octobre 2013

Précautions de campeurs

13 oct. 2013 Si les ours se font discrets, les ratons-laveurs eux le sont moins! Les deux Canadiens ont passés tout près de se faire voler leurs chaudrons! Sinon rien à signaler. Un peu de crème sur mon genou, le siège monté un tout petit peu et puis magie, plus mal du tout. J'ai fait ce qu'il y avait à faire juste à temps on dirait bien. Je continue de m'entraîner pour les côtes de la Californie à venir, mes jambes prennent des forces, ça ne fait pas de doute. À l'accueil du camping je rencontre Jerry et Phyllis, un gentil couple qui voyage en motorisé. Je suis toujours surprise de voir à quel point les gens prennent la peine de s'assurer que tout se passe bien pour moi. Je les trouve très attachants et espère avoir la chance de les revoir dans la soirée! Je suis rejointe par les deux Canadiens et ce soir on ne prend pas de risque, toute la nourriture et les chaudrons sont en sécurité dans les boîtes anti-animaux de toute sorte, avc en prime une table de pique-nique devant la porte pour en bloquer complètement l'accès. Alors si un animal réussit à voler notre nourriture, je suis bien d'accord pour la lui laisser, pas question de me battre avc ce monstre!

Tout le monde debout!




12 oct. 2013 Bang! Bang! Bang! Bang! Bang! Réveil au lever du soleil par l'ouverture de la chasse aux canards... J'ai déjà eu des réveils plus doux, surtout sachant que je ne suis pas vraiment supposée être là. J'analyse la situation pendant quelques minutes, bien applatie au sol, en me disant que ça minimisait au moins les risques d'être atteinte par une balle perdue. Quand les coups semblent se rapprocher par contre, je m'assure de faire du bruit et je lève le camp en vitesse. Le déjeuner, ça sera pour un peu plus loin! À peine partie, mon genou fait des siennes. Je n'ai pas d'échéancier ni rien à prouver à personne, alors après un très beau 10 miles le long de l'eau, après avoir passé un vieux bateau, salué son propriétaire et passé un impressionnant tas de coquilles d'huître, j'arrête dans un camping avec des sites pour les cyclistes, des laveuses et sécheuses, des douches chaudes gratuites et wifi compris. La belle vie. Ce soir là, je fais en plus la connaissance de deux autres cyclistes, Rawley qui vient de la Colombie-britannique et Brent qui vit au Nunavut.
Une montagne de coquilles d'huîtres
Plusieurs km de forêt coupée
Le paysage est splendide et le soleil est bon

De nouveau sur la route

11 oct. 2013 Après un peu de réorganisation, une vérification du vélo et des emails et un détour par la poste pour renvoyer à la maison quelques objets non nécessaires, je suis fin prête à reprendre la route. Je retrouve rapidement le rythme, mais un genou un peu douloureux et l'heure qui avance m'empêchent de me rendre aussi loin que prévu. Le camping où je prévoyais finalement arrêter est fermé pour l'hiver.. Il n'y a personne et je me dis que je ne me ferai pas déranger alors je prépare le camp pour la nuit.

Retrouvailles




9 oct. 2013 Les deux journées à venir marquent un moment très spécial, les retrouvailles avec un couple d'amis connus en Nouvelle-Zélande et que je pensais avoir perdu de vu. Je suis chanceuse de les trouver tous deux à la maison et on passe un excellent moment entre discussions, bonne nourriture, marche sur le bord de l'océan et même un film! Ces deux jours me donnent un temps de repos en plus de me permettre de faire le plein de bons souvenirs! Merci à Ann et Eli pour votre accueil aussi chaleureux!

Coucher de soleil

Ann et Eli, un couple que j'adore

samedi 19 octobre 2013

Un peu plus loin



8 oct. 2013 Deuxième journée avec Brent. Je repousse mes limites, on fait 85 km aujourd'hui, roulant juste à la bonne vitesse pour se sauver de la pluie pendant toute la journée. J'arrive à Montesano, un petit village où je pense rester une journée ou deux pour revoir des gens que je connais. C'est donc ici que mon chemin et celui de Brent se sépare. Cette nuit au camping, une affiche juste à côté de ma tente nous avertit de faire attention aux cougars, que certains ont été vus dernièrement... Je cache ma nourriture et reste aux aguets!
Une route inspirante... mais où on n'a pas osé s'aventurer!
Brent et moi!

Demander à l'univers et vous l'aurez...

7 oct. 2013 Ce matin, moins d'un km après être partie du camping, je croise Brent. Il avait eu à faire un détour hier et s'était finalement rendu moins loin que prévu. Il m'offre de faire un bout de chemin avec moi. Le timing ne pouvait être meilleur, j'accepte avec plaisir et on se lance dans l'ascension de ma première côte de 4 miles. On survit sans problème et j'apprécie avoir de la compagnie autant pour la route qu'au camping le soir venu. Des fois, suffit de demander et ça vous tombe dessus sans même que vous y attendiez!

Danger

6 oct. 2013 Sur le traversier en direction de Port Townsend, je rencontre mon premier cycliste, Brent. Je suis contente de voir que je ne suis pas la seule téméraire à commencer un voyage à vélo le long de la côte en plein mois d'octobre! On discute un peu, puis comme on ne prévoit pas faire la même distance aujourd'hui, je le laisse filer devant et prend la route un peu après. Le soir venu j'arrête dans un camping près d'un village et passe au petit magasin du coin pour faire le plein de provisions. Un genetil monsieur vient me poser quelques questions sur mon voyage et insiste sur le fait que je dois TOUJOURS AVOIR UN COUTEAU SUR MOI! TOUJOURS! On ne sait jamais, protection. Je retourne à mon camping en pensant à ce que ce monsieur venait de me dire. Bien sûr j'ai quelques petits éléments surprises pour me protéger au besoin. Mon frère m'a d'ailleurs laissé du poivre de cayenne en spécifiant que ce n'était pas juste pour les chiens... mais pour les hommes aussi! haha Reste que j'arrive au camping et il n'y a pas un chat. Que moi et quelques gars qui viennent boire à la place centrale.. Cette nuit-là, j'ai dormi avec tous mes gadgets anti-méchants juste à côté de moi. On ne sais jamais... Peut-être que ce n'était pas si sage de partir seule? Peut-être que ça aurait été plus sage de voyager avec quelqu'un d'autre?

samedi 12 octobre 2013

États-Unis, me voici!





4 oct. 2013 Un peu plus de 3 heures de traversée (vers Anacortes) et 27 km de très fréquentes montées plus tard (et autant de descentes me direz-vous), j'arrête au camping de Cranberry Lake. Cette soirée aura été celle pendant laquelle les ratons-laveurs auront eu droit à tout un festin sur mon bras grâce à mon sac de nourriture que je n'aurai finalement jamais eu l'occasion de suspendre à un arbre.. Ils m'ont gentillement laissé mes cannes de thon et un seul bonbon de mon gros sac de bonbons au sirop d'érable... Trop aimable! Mais plus que tout, ce sera la soirée pendant laquelle j'aurai rencontré Barb et Dave, grâce à une lampe de poche brisée. Quelques heures au bord du feu, du vin et toute sorte de sujets de conversation plus intéressants les uns que les autres. Voilà encore deux personnes qui représentent le pourquoi de mon envie de voyager. Des gens qui laissent une trace dans notre vie et qui y auront eu un impact d'une manière ou d'une autre. "The kindness of strangers", comme Dave s'amusait à reprendre d'un auteur dont le nom m'échappe pour l'instant..

Une nouvelle amie..

Camping

Petit chemin tranquille...

... avec quelques bonnes côtes pour se pratiquer un peu


Partir


4 oct. 2013 Comme si l'accueil de la veille n'était pas déjà plus qu'attendu, on me prie de me présenter également au déjeuner pour un bon bol de gruau chaud avant le grand départ. Des fois je me dis que je suis une bien drôle de voyageuse: je m'attache rapidement, aux gens que j'ai la chance de rencontrer et que j'apprécie, à certains endroits que j'aime bien, et ça fait que j'ai toujours beaucoup de difficulté à partir. C'est probablement pourquoi j'aime voyager lentement, parce que je dois partir et arriver moins souvent et rester plus longtemps Je dis donc au revoir et pars pour la ville un peu à l'avance pour le départ du traversier. Alors que je déambule dans les environs du quai, un peu triste de quitter d'aussi bonnes personnes, Garnet me fait la surprise de m'y rejoindre à vélo et de me montrer 2-3 choses que je pourrais être intéressée de voir en attendant le bateau. Je le regarde partir avec un petit sourir, puis vais marcher le long de l'eau avant de faire un dernier détour devant les petits cafés et magasins du village avant de quitter le Canada pour une durée encore indéterminée..

Sydney, île de Vancouver



Sydney


3 oct. 2013 Aujourd'hui c'est vrai, direction Sydney où je veux camper pour la nuit et d'où je pense prendre le traversier pour les États-unis demain. Je pars en fin d'avant-midi pour une trentaine de km de vélo. Sydney semble être un joli village avec ses quais et sa promenade au bord de l'eau. Je décide de garder ça pour demain et de me rendre directement au camping en question. Et bien pendant que je profitais de Victoria, le camping avait fermé ses portes pour l'hiver.. Me voilà en fin d'après-midi parce que j'ai bien sûr perdu mon temps ici et là devant les énormes cochons et champs de citrouilles en chemin, à près de 40 km de Victoria et sans l'envie de débourser 80-100$ pour une chambre d'hôtel... J'envisage quand même dormir au camping, tourne un peu en rond, m'informe sur les possibilités et atterris finalement devant une maison avec une affiche de guesthouse. Le couple est à l'extérieur alors je m'informe des prix, juste au cas où. La chambre n'est pas prête, mais ils m'offrent avec enthousiasme de camper juste à côté et de me joindre à eux pour souper! Cet accueil qu'on a la chance de vivre comme voyageur, c'est toujours aussi merveilleux! Je passe une excellente soirée avec ces deux très agréables personnes. Très intéressante discussion et un succulent repas au menu! Voilà qui rend beaucoup plus facile la transition vers la première nuit de camping!

Champs de citrouilles sur le trajet vers Sydney
 

Je vous présente mon vélo, mon meilleur ami pour les prochains mois.
 

Victoria

2 oct. 2013 J'ai un an devant moi et au moins 4 mois que je réserve tout spécialement pour ce voyage à vélo. Alors pourquoi accélérer les choses juste pour partir un peu plus vite? J'ai envie d'une journée libre pour me promener dans Victoria, alors c'est ce que je fais. Je fais un tour pars le marché, puis le parlement et le bord de l'eau. Je poste ma grosse caméra avec lentille interchangeable à la maison et l'échange pour une toute petite que je pourrai mettre dans la poche arrière de mon chandail de vélo: moins gros, moins lourd et beaucoup plus accessible, donc beaucoup plus probable que vous voyez des photos de ce voyage un jour! Découverte du jour: du miel en tube! Comme du dentifrice. Super pratique pour traîner en voyage. Et du miel au sirop d'érable, c'est drôlement bon!

Le hasard fait bien les choses

Tomber par hasard dans la ville où on vient d'arriver sur une des trois personnes rencontrées sur le traversier la veille, visiter sa maison flottante alors qu'on disait pas plus tard que la semaine d'avant que ça serait trop plaisant d'en visiter une et finir sur le bord de l'océan au soleil, en bonne compagnie, 50 km plus loin. Revenir à vélo en ville dans un super sentier dans la forêt (tout en testant son matériel sous la pluie), discuter un bon 10 minutes avec un sympathique cycliste sur le coin d'une rue et terminer bien au chaud et au sec à l'auberge de Victoria.. Dire que le plan de match initial était seulement de se rendre à la ville du prochain traversier. Voilà tout ce que j'aurais manqué si je m'en étais tenue au plan initial!

mercredi 2 octobre 2013

Traversier

      En regardant le trajet à vélo pour me rendre de la maison au traversier, j'ai la belle suprise de me rendre compte qu'un détour de près de 20km est nécessaire pour contourner un tunnel... Je décide finalement de suivre les recommandations de mon ami et opte pour l'extrême, deux bouts de chemins en sky train et un en autobus avec un vélo bien chargé. Contre toute attente, ça s'est très bien passé, on voit que les gens sont habitués de voir des cyclistes un peu partout. Reste que j'attire les regards avec tout mon attirail et plusieurs m'abordent pour me demander d'où j'arrive, où je m'en vais, etc. Plusieurs viennent me dire que j'ai un super bon vélo. C'est une marque qui semble plus connue ici que par chez-nous.

     Le sky train est intéressant. Semblable au métro, mais extérieur est souvent plus spacieux. Il passe au-desssus des routes et permet donc parfois une meilleure vue de la ville. 

    L'autobus était ma crainte principale. Comment le gugusse pliable au devant de l'autobus fonctionne?? Surtout pas question de perdre mon vélo en route! Finalement, une fois qu'on le sait, c'est pas sorcier. Le plus difficile est d'enlever tous les sacs du vélo, de les traîner dans l'autobus, puis de tout remettre sur le vélo par la suite. Alors maintenant, amenez-en des autobus, je suis prête! ;)

     L'autobus ne passant qu'aux heures pour se rendre au traversier, j'attrappe finalement le bateau de 5h. Pendant le temps d'attente, je rencontre Tania, Laura et Guido. On passe finalement un bon bout de la traversée ensemble. Tania est sur son départ pour aller vivre à Shangaï, Guido arrive d'une semaine au Québec et Laura, qui a elle aussi un bicyclette, m'invite à venir dormir dans son salon à Victoria plutôt que de camper dans le coin de Sydney. 

     À notre arrivée, vers 19h, on enfourche donc nos montures et prend la direction de Victoria qui se trouve à quelques 30 km devant. Lumières allumées et vêtements imperméables sur le dos, on galère tout de même un peu... Ça finit avec l'autobus un peu moins de 10 km plus loin. Une fois arrivées, je rencontre les colocs de Laura, puis passe une autre nuit bien au sec!  

Sous la pluie

       Pour cette deuxième journée à Vancouver, on opte pour une randonnée malgrée la pluie. On marche les 10 km qui entourent le lac Burnaby, traversant parfois des bouts de forêt, parfois des sections plus éclaircies. Je suis surprise de rencontrer autant de gens malgré la pluie. Les gens viennent y courir, marcher, promener leur chien. Reste que c'est très tranquille et la marche est agréable. Question de bien finir la journée, on prend un bon repas et une petite bière en discutant et en relaxant.

      Voilà qui commence d'une excellente manière mon voyage, en plus d'être un deux jours de visite imprévus. Du bon temps en bonne compagnie, on peut pas demander mieux! Merci Denis!

Vancouver

       La journée ne pouvait pas mieux commencer qu'avec ce superbe déjeuner. Une bonne dose de fruits et de saveurs! On a été plutôt calmes pendant la journée, puis en fin d'après-midi, on s'est rendus en auto jusqu'à Stanley Park, où on a pu profiter de la vue sur l'autre section de la ville alors que la nuit tombait. Je n'ai jamais été disciplinée pour lire les guides de voyage.. alors un guide personnel pour m'expliquer où on est et ce qu'on voit, c'est la classe! On se promène un peu puis on se rend sur la petite île Granville qui se situe en plein sous un pont! On marche un peu, jette un coup d'oeil aux maisons flottantes et termine ça en beauté avec de très bons fish 'n' ships sur une terrasse chauffée. Je choisi d'essayer le Mahi Mahi, poisson qu'on n'a pas par chez-nous.

        Après la petite marche, le souper et la bière, je vous assure que je ne me fais pas prier pour aller me coucher!

Home away from home

       Quoi de mieux que de retrouver quelqu'un qu'on connait dans un milieu qu'on ne connait pas du tout encore. Je suis impressionnée à chaque de l'accueil que les gens me réserve. Vendredi en arrivant à Vancouver, j'avais une clé qui m'attendait, bien cachée. Et un canapé aussi. C'est pas pour dire, j'étais endormie quand mon ami est arrivé de travailler en fin de soirée! On a discuté un peu, parlé de la fin de semaine à venir, puis j'ai dormi d'un sommeil profond les heures qui ont suivies!

       

Bonjour Colombie-Britannique!

     Le moment le plus redouté de tout le voyage: remonter mon vélo devant tout le monde au milieu de terminus d'autobus. Défi relevé. Une fois les sacs de nouveau balancés, je suis sortie pour essayer le tout et surtout pour tenter de trouver mon chemin jusqu'à la maison d'un ami qui m'a très gentilement offert son canapé. Tout est bien aménagé et indiqué pour les vélos, d'ailleurs on en voit un peu partout malgré la pluie. 

     Après un petit détour tout à fait volontaire (euhm, euhm.. ), je prends vraiment la bonne direction cette fois. La dizaine de km pour me rendre à destination me permet de m'habituer un peu au poid additionnel sur le vélo et de devenir plus familière avec le système de pistes cyclables. Je sens que je vais bien dormir cette nuit après ces dernières nuits passées dans l'autobus!

Constats d'une voyageuse en autobus

1. Amos-Vancouver, c'est 3 1/2 jours, bien que par moment ça ait plus l'air de 84 heures.

2. Avec Greyhound, un autobus sans internet et sans transmission fonctionnelle, c'est remplacé 5h plus tard par un autobus sans internet et sans chauffage. Ça donne un rhume.

3. Si vous voyagez avec un vélo, assurez-vous d'être au courant des VRAIS prix et des VRAIS règles, sinon vous risquez de payez le double du prix et, en plus, de ne pas pouvoir enregistrer votre vélo comme bagage. Mais si comme moi ça vous prend au moins une demi heure pour régler la question du vélo à Montréal, peut-être que le 5$ payé pour rendre le vélo d'Amos à Montréal sera suffisant pour se rendre à Vancouver finalement..

4. Pour ceux qui me disaient que c'est long traverser l'Ontario... hé bien je vous crois maintenant.

5. Voyager avec un vélo, ça veut aussi dire embarquer le vélo avant les autres bagages et par le fait même avoir un meilleur choix de siège.

6. Si on se fie sur les pancartes, les orignaux ont l'air plus agressifs en dehors du Québec!

7. Vous aviez peur que j'oublie ma médecine: un gars a fait des convulsions pendant un des arrêts et une dame me disait qu'elle pensait avoir une fracture au pied. C'est super éducatif en fait voyager ;)

Se lancer

Le plus difficile quand on a envie de faire quelque chose de gros, c'est de se lancer. On a une idée de projet qui nous trotte dans la tête, mais ça semble encore bien trop gros, voire impossible. Reste que la curiosité l'emporte et on s'informe un peu sur le sujet. Sans même trop s'en rendre compte on commence à en parler aux gens autours de nous. D'abord en blague, puis un peu plus sérieusement. Les gens veulent en savoir plus, on cherche les réponses à leur questions, puis de fil en aiguille, on en a tellement parlé qu'on peut difficilement reculer. On achète un vélo, des sacs et des outils, on apprend comment changer ses crevaisons et ses freins, on fait quelques km pour voir si on survivra, et puis voilà. C'est comme ça qu'on commence un voyage à vélo de quelques mois. C'est aussi simple que ça, il n'y a même rien de courageux là-dedans. Est-ce que c'est comme ça qu'on le finit? Ça on verra bien!