mercredi 15 janvier 2014

Journée infernale

25 nov. 2013

         Je m'entends avec Bob pour partir vers 7h-7h30 puisqu'on a une grosse journée devant nous. À mon réveil, je trouve une note disant qu'il ne dormait plus et qu'il est parti plutôt. Un peu déçue, je décide de profiter un peu plus longtemps de mon lit qui est plutôt confortable.

         Résultat: je ne pars que vers 9h45. Ça ne me laisse qu'environ 7h pour faire les 115 km qui me séparent du prochain camping. Comble de malheur, une fois les pistes cyclables des plages environnantes passées, l'itinéraire proposé par mon livre se transforme en une randonnée très désagréable. Pas d’accotements, beaucoup de véhicules souvent pas si courtois que ce à quoi on a été habitué, des autoroutes avec des sorties dangereuses à traverser à vélo, des tonnes de feux rouges pour me ralentir et l'aiguille de ma montre qui continue de tourner et le soleil de descendre.. Mes phares de vélo ne sont pas en très bon état et je ne veux pas rouler à la noirceur, encore moins sur cette route. Et le soleil se couche tôt maintenant, vers 17h il commence habituellement à faire noir très rapidement. 

         Heureusement que je rencontre quelque personnes très sympathiques en chemin, mais toujours très brièvement puisque je cours après le soleil.. Les rencontres se font en roulant ou encore en attendant que la lumière tourne au vert à une intersection. Il n'en reste pas moins que ces courts échanges m'ont donné l'énergie de continuer ma journée. Vers la mi-trajet, je m'arrête deux minutes pour m'acheter de l'eau avant d'être complètement à sec. Je grignote un ou deux trucs en roulant, je sais que je ne peux pas vraiment me permettre d'arrêter pour une pause plus longue si je veux arriver avant la nuit... Je suis fatiguée, l'énergie se fait plus discrète, contrairement à mon genou qui lui me laisse clairement savoir depuis déjà un bon 40 km qu'il me déteste de pousser autant. Je redouble d'attention, sachant que si mon énergie diminue, les véhicules, eux, ne se font pas moins nombreux, bien au contraire. Il n'est pas question de terminer la journée sur un accident.

         J'arrive finalement vers 16h45, rejoint à l'accueil par le couple du Pays de Galles qui eux arrivaient d'un peu moins loin. Heureusement que la distance de demain sera moins grande parce que les tylénols et advils que je prends ne font pas plus effet sur mon genou que des bonbons.. Je suis vidée, j'ai mal et je meurs de faim. Mais j'ai réussi. Je monte ma tente sans dire un mot et je me couche tôt.

         Vous verrez dans une prochaine note qu'un chemin différent et beaucoup plus agréable était possible. Alors pour ceux qui envisage ce trajet, suivez l'itinéraire suggéré par Adventure Cycling Association et surtout pas celui suggéré par le livre Bicycling the Pacific Coast de Vicky Spring et Tom Kirkendall (le reste du livre était généralement très pertinent, mais éviter si possible cette section de la route, surtout aux heures de pointe!)

Pas mal quand même, non?

Ça, c'est avant que la route se gâte..

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