Pour la première fois du voyage, je roule sous la pluie pendant une bonne partie de la journée, mais comme il fait assez chaud, je n'hésite pas à continuer. Ça me fait penser au livre qu'une amie écrivaine, Ann Pelo, m'a donné récemment -"The Goodness of Rain"- et ça me fait apprécier encore plus cette pluie finalement bien agréable.
Les routes sont souvent mal indiquées et pour une première fois également, je me trompe de route. C'est mon passage sur un chemin de gravel qui m'a réellement fait douter de mon itinéraire, mais j'arrive heureusement à une des rares intersections visibles sur ma carte et je retrouve ainsi le bon chemin sans devoir revenir sur mes pas. Je semble même avoir sauvé quelques km.
Je m'arrête dans un village pour faire le plein de nourriture pour le souper et la journée du lendemain, mais une surprise m'attend à ma sortie: c'est le déluge! Il est impensable de faire la trentaine de km toujours prévus au programme dans ces conditions... Je m'informe des options, mais il y a ni hôtel ni môtel au village, peut-être seulement la caserne de pompiers qui pourrait m'offrir un refuge pour la nuit. Avant de pouvoir m'y rendre, quelqu'un m'offre un endroit où dormir: une pièce qui est inoccupée pendant la soirée et la nuit.
J'y jette un coup d'oeil et ça me convient parfaitement, en tout cas c'est beaucoup plus sec qu'à l'extérieur. Je m'y installe pour la nuit en gardant tout de même l'oreille attentive étant donné que seul mon bon samaritain est au courant de ma présence dans cette salle (à l'exception de ma famille qui en avait été avisée) et possède la clé de cette pièce. Je me réveille en sursaut au milieu de la nuit au son d'un bruit inquiétant qui m'est totalement inconnu... Ouf, c'est seulement mon cellulaire! Mais pourquoi sonner ainsi au milieu de la nuit? Une alerte météo de pluie importante et de risque d'inondations subites. Comme je me recouche en essayant d'oublier ce mauvais réveil, un autre bruit sourd me fait sursauter. Cette fois, je me lève, quelque chose est tombé juste derrière ma tête! Ce n'était rien de moins qu'une partie du plâtre du plafond, emporté par la pluie qui s'était infiltrée d'une manière ou d'une autre, sous le toit. Heureusement que j'avais déplacé mon sac de couchage plus tôt en soirée à la vue du plafond cerné, sinon ça serait tombé directement sur moi!
Mon passage au Mississippi aura finalement été un peu plus mouvementé que prévu!
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